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Disparition d’une bourse d’études pour les francophones : Le provincial vient à la rescousse

La bourse « Fellowship for full time studies in French », établie en 1983, a disparu. Financée par Patrimoine canadien et gérée par le ministère de l’Enseignement supérieur albertain, l’aide n’est plus disponible pour l’année 2018-2019, au grand dam des étudiants francophones. En cause : une décision injustifiée du fédéral que le gouvernement provincial entend bien corriger.

Copie de panneau exterieur csj

En cette rentrée 2018, Rebecca Lazarenko, étudiante en maîtrise au Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta, s’apprêtait à préparer sa demande de bourse d’études auprès du gouvernement provincial, comme à chaque année depuis son entrée dans le cycle supérieur.

Sur le site de l’Alberta Student Aid, une branche du ministère de l’Enseignement supérieur, elle cherche le formulaire d’inscription mais ne le trouve pas. Après un coup de téléphone, on lui fait part de la nouvelle : la bourse a été supprimée. Aucune explication ne lui est donnée.

Une aide précieuse mise entre parenthèses

La bourse d’études « Fellowship for full time studies in French » avait été créée en 1983 et permettait aux étudiants poursuivant leurs études en français au post-secondaire (dans un minimum de trois cours par semestre) d’accéder à 500 ou 1 000 $, un joli coup de pouce non négligeable au vu du coût des études. Chaque année, entre 270 et 360 étudiants bénéficiaient de cette aide financière.Elle était régie par le Protocole d’accord pour l’éducation en langue minoritaire et l’instruction en langue seconde, signé par le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada et Patrimoine canadien. L’accord précédent entre la province et Ottawa était valide pour cinq ans, de 2013-2014 à 2017-2018.

Rebecca, qui est aussi présidente de l’association pour les étudiants aux cycles supérieurs du Campus Saint-Jean, s’interroge : « Je me demande pourquoi la bourse a été enlevée si le gouvernement veut promouvoir la francophonie, la langue et la culture françaises en Alberta », songe-t-elle, déçue. Comme ses amis, l’étudiante comptait vraiment sur cette bourse pour l’aider à financer ses études, d’autant plus que les aides offertes par le campus anglophone ne lui sont pas accessibles.

Melanie Joly 2014Le fédéral responsable ?

La bourse d’études était jusqu’à présent financée par le ministère du Patrimoine canadien, puis était administrée par le ministère albertain de l’Enseignement supérieur. Les élèves faisaient leur demande en octobre et recevaient les précieux deniers en février ou mars.

Bill Moore-Kilgannon, chef de service au bureau du ministère de l’Enseignement supérieur, assure que le responsable est à trouver à Ottawa. « Le gouvernement fédéral n’a pas renouvelé un accord avec l’Alberta et d’autres provinces. Le ministre de l’Éducation David Eggen a déjà écrit une lettre à la ministre Mélanie Joly au mois d’août pour dire qu’on n’était pas contents », rapporte-t-il.

Malgré tout, l’agent se veut insistant : « Ça fait presque un an qu’on essaie de finaliser l’accord. Nous aussi nous trouvons que ce n’est pas juste. On va continuer de mettre la pression et j’espère que la situation va changer rapidement. On veut vraiment un accord ».

Les regards se tournent donc du côté de la ministre Mélanie Joly. Quel a donc été l’impact de sa mutation du Patrimoine canadien au nouveau ministère du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie en juillet 2018 ? Car la responsabilité de la bourse d’études est aussi passée d’un ministère à l’autre. « C’est peut-être dû au changement de cabinet », suspecte Bill Moore-Kilgannon.

Du côté du fédéral, on reste silencieux. Le nouveau Plan d’action pour les langues officielles aurait sa part de responsabilité dans le ralentissement des négociations car il est censé englober l’attribution des bourses. Un paradoxe quand on sait qu’il prévoit 12 millions de dollars supplémentaires pour les bourses... Pourquoi dans ce cas faire tarder autant les négociations ?

MarlinPortrait2Face à l’enlisement de la situation, Marlin Schmidt, ministre de l’Enseignement supérieur, vient à la rescousse des étudiants : « J’ai commandé à mon département de financer cette bourse d’études avec notre propre budget provincial comme solution intérimaire. Nous continuerons de travailler avec le gouvernement fédéral pour trouver une solution à long terme ».

Cette annonce, inédite et engagée, n’a pas encore été rendue publique par le ministre qui devrait faire une annonce officielle prochainement au Campus Saint-Jean. Les détails de l’aide ainsi apportée seront également donnés aux étudiants qui pourront, finalement, faire leur demande de bourse !

 


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