En partant de la Belle province pour m’installer dans celle de la Rose sauvage,  je savais que j’allais beaucoup apprendre en travaillant dans un journal francophone. Ce que je ne savais pas, c’est à quel point j’en apprendrais sur la force avec laquelle les Franco-Albertains défendent leur langue.  

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Quand on est jeune, on veut se couler dans le moule, on veut correspondre aux couleurs qui vibrent autour de soi. Enfin, c’est ce que je croyais. Lors de la 25e édition du Parlement jeunesse de l’Alberta (PJA), j’ai eu la chance de m’entretenir avec des jeunes adultes franco-albertains surprenants. Avec leur accent qui, pour un Québécois, pourrait sembler anglophone, ils m’ont appris que non, justement, leur accent ne vient pas d’une difficulté à traduire les mots de la langue de Shakespeare, mais bien d’une identité propre à celle de Mollière.

La motivation des jeunes franco-albertains m’a fait comprendre que tous les accents ont lieu d’être, même ceux qui sont en voie de disparaître dans l’orthographe rectifiée. Le président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques, Monsieur Denis Desgagné, a prononcé un discours qui en a ému plus d’un. Le Saskatchewanais a entre autres expliqué que, lorsque ses enfants et lui avaient déménagé au Québec, la détermination dont ils avaient fait preuve l’avait touché. À l’école primaire, ses enfants ont été les seuls à se précipiter pour lever la main quand l’enseignant avait demandé qui voudrait se présenter aux élections scolaires. Est-ce que les jeunes francophones de l’Ouest sont plus motivés que les jeunes Québécois ? Et si c’est le cas, serait-ce par habitude de devoir constamment défendre leur identité langagière que cette jeunesse francophone se prononce aussi vélocement ?

Le député Bob Wanner faisait aussi partie des invités du PJA, avec le rôle de Lieutenant-gouverneur. Au lendemain de l’événement, M. Wanner a écrit sur Twitter que c’était pour lui un privilège de se retrouver entouré des jeunes parlementaires francophones de demain. Il a conclu son gazouillis en conseillant aux jeunes de « ne rêver que de grands rêves ».

De son côté, Colin-Philip Belliveau-Simard, président du Conseil d’administration de la Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA), a offert des mots et des larmes durant son discours célébrant le travail des participants du PJA. Émouvant, son allocution a fait réaliser à la Québécoise que je suis que pour certains, la langue française est plus qu’une façon de communiquer. Pour ces jeunes ayant deux langues maternelles, le français représente un perpétuel combat contre la tentation de s’exprimer dans la langue la plus facile au monde et contre ceux qui ont peur des accents (glottophobes).

Au Québec, parler français, c’est normal. Tellement normal qu’on en oublie parfois l’unicité de notre langue, et on en vient à envier les anglophones d’avoir un langage aussi facile et universel. En Alberta, la rose sauvage est le symbole notoire de la Francophonie. Singulière, rare et pourtant bien ancrée, celle-ci est défendue inopinément par ceux qui la parlent, mais aussi par ceux qui l’aiment.

Je sais déjà que je ressortirai grandie et changée de mon passage en Alberta. J’apprends, et je m’émeus de voir tous ces jeunes défendre leur langue avec conviction. Je rapporterai ce bagage linguistique fièrement à une nation qui a besoin d’apprendre la résilience.

 

blueAvec l’arrivée des beaux jours, il semblerait que le temps s’éclaircisse un peu concernant la création d’une politique sur les services en français en Alberta. La récente rencontre entre Rachel Notley et les principaux représentants de l’ACFA provinciale s’est donc déroulée sous de bons auspices. C’est une Rachel Notley ouverte qui a répondu à l’invitation au dialogue, contrairement à sa prédécesseure Alysson Redford fermée à cette idée. Comme on dit, le vent tourne, finira t-il partourner pour de bon ?

Pour certains, le rejet de la cause Caron par la Cour suprême le 20 novembre 2015 a été vécu comme une fatalité. Pour d’autres, il n’en est rien. Au contraire, il incitera la communauté à continuer d'avancer ! On peut vraiment parler alors d’un avant et d’un après la cause Caron. Pour les Franco-albertains, accrochés pendant 12 ans à l’espoir de voir les choses changer si la cause aboutissait, existe t-il aujourd’hui une autre approche que le volet juridique pur et dur ?

À l’époque où la mondialisation incite les personnes à se déplacer, parler deux langues est un minimum, voir une nécessité dans un environnement de plus en plus compétitif. Et si l’avenir du français au Canada se déclinait autour d’un bilinguisme organisationnel, où l’éducation de base de chaque Canadien devrait être la maîtrise obligatoire des deux langues, plutôt que le vecteur récurrent de l’opposition à autrui ?

La communauté francophone, habituée par le passé à être ignorée par le précédent gouvernement conservateur, voit aujourd’hui un cabinet présentant une sensibilité aussi bien aux francophones qu’aux francophiles de la province. L’heure est à l’ouverture et non plus à la peur. Les temps changent, les gens changent et les perceptions aussi. Se construire avec, et non en opposition à, pourrait être l’opportunité pour les politiques de se réinventer sur un thème vieux comme le monde.

Le nuage de l’ancien régime conservateur se trouve pour le moment derrière nous. Le vent semble souffler dans la bonne direction, il ne reste plus qu’à garder la cap de la Francophonie, messieurs les libéraux. Le bilinguisme organisationnel pourrait être un atout et le garant de la future élite intellectuelle de l’Alberta. Ô Canada !

Ce n’est pas sans une certaine impatience et une grande curiosité que l’annonce du nouveau Budget par Justin Trudeau et sonJustin Trudeau APEC 2015 gouvernement se fait attendre, en ce mardi 22 mars. La tension est presque palpable. Le premier ministre saura-t-il tenir les nombreuses promesses annoncées lors de son élection ? La réponse ne devrait plus tarder et les paris sont ouverts.

Les calculs de Justin Trudeau sont-ils bons ? Si le gouvernement libéral montre une tendance politique beaucoup plus sociale que le gouvernement précédent, la baisse des prix du pétrole cette année en inquiète plus d’un ! C’est sur son compte Twitter que Justin Trudeau a encore annoncé son intention d’introduire une allocation canadienne aux enfants, qui serait selon M.Trudeau: « non imposable, mensuelle, automatique, plus élevée et équitable »!

Star 2Trentenaire, quadra ou quinquagénaire, Star Wars touche toutes les générations. C’est presque devenu une histoire de famille puisque même les adultes se mettent à avoir la nostalgie d’un phénomène qui a débuté dans les années 70. Retour sur une saga unique, dont la sortie du dernier volet Le Réveil de la Force le 16 décembre, a replongé petits et grands dans l’univers de la force.

Il était une fois, dans une galaxie pas si lointaine, un mythe cinématographique répondant au nom de Star Wars. Certains psychologues disent que s’est construit comme un mythe, une forme d’Iliade où le personnage de Luc, à l’instar du futur roi Oedipe, est amoureux de sa sœur et non de sa mère, alors qu’il ne sait pas qu’elle est sa sœur, et doit tuer son père pour la rejoindre. Compliqué?

Pas tant que ça, puisque cette saga touche à des thèmes universels : la famille, la prohibition de l’inceste !

« Le Canada est de retour” a déclaré Justin Trudeau au Bourget lors de son passage à Paris pour la Cop21. Un changement de ton notable après le retrait du Canada du protocole de Kyoto en 2011.  « Le Canada ne sera jamais capable de respecter les engagements qu'il avait pris à Kyoto sans faire des choix «radicaux» …», avait alors déclaré le ministre de l’époque Peter Kent.

Aujourd’hui, c’est un Justin Trudeau animé de bonnes attentions qui s’est exprimé lors du sommet sur le réchauffement climatique. Cependant, le Premier ministre du Canada a présenté des cibles de réduction de gaz à effets de serre, semblables, à celles présentées par ses prédécesseurs du gouvernement conservateur, soit une baisse de 30 pour cent par rapport à 2005, d’ici 2030. Rien de bien nouveau, mais il faut bien commencer quelque part ! Justin Trudeau a précisé que c’était une cible «plancher». Le plus intéressant se déroulera dans les 90 jours qui suivront la Cop21, lors d’une rencontre avec tous les premiers ministres. Le but de cette réunion permettra de réévaluer, voir bonifier ou non l’objectif annoncé.

Le 22 novembre en Alberta, un rapport a été rendu concernant la lutte contre les changements climatiques, indiquant l’application d’une taxe carbone dans la province. Cette taxe s'élèvera à 20 $ par tonne de gaz à effet de serre en 2017 et passera à 30 $ l'année suivante. Cette taxe s’appliquera à tous les secteurs a déclaré Rachel Notley.

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair, lui n’a pas caché son scepticisme concernant la mise en pratique du dévoilement d’une nouvelle politique environnementale : «Le changement de ton est très apprécié de tous, y compris par moi-même. Mais en changeant de ton, il faut aussi changer de contenu», a-t-il souligné.

Le dévoilement de cette nouvelle politique n’est pas du goût de tous. En Saskatchewan, le Premier ministre Brad Wall ne voit pas d’un bon oeil et se dit “préoccupé” pour l’économie canadienne. Le président français, François Hollande lui a donné le ton : «les déclarations d’intention ne suffiront pas. Nous sommes au bord d’un point de rupture. Paris doit être le départ d’une profonde mutation ». De son côté, Justin Trudeau a tenu parole en accordant 300 millions $ dans le cadre de  «Mission Innovation». Une initiative financée par des investissements publics et privés. Les bonnes attentions seront-elles suffisantes ? L’avenir nous le dira.   

attentatDepuis vendredi 13, le monde a le cœur en berne. De Sao Polo à Toronto, de nombreux monuments ont affiché leur soutien à la France et cela en bleu, blanc et rouge. Un élan de solidarité qui ne touche pas seulement l’Hexagone. Le reste du monde reste aussi consterné et se sent aussi concerné.

 

« Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé … ». Cet extrait du discours du général de Gaulle à l'Hotel de ville de Paris le 25 août 1944, lors de la libération de la capitale, fait malheureusement échos dans l’actualité de tous les français. Ils auront bien choisi leur jour ces terroristes, un vendredi 13! Le discours du général on en connaît la suite, “Paris libéré ! », mais de quoi Paris doit-il à présent se libérer ?

JournalOn se lève le matin avec une liste de choses à faire et rares sont les occasions où on décide de passer la journée sur le terrain pour trouver nous-même l’information de première main. Ci c’était le cas, nous serions tous des journalistes.

 

Nous décidons donc de faire confiance à ces experts de l’actualité pour nous fournir les informations importantes, locales et autres, afin de comprendre ce qui se passe dans notre monde. Nous sommes, en quelque sorte, dépendants des journaux et de leurs journalistes.  

 

Imaginez alors que vos sources d’informations, notamment les journaux que vous lisez quotidiennement, annoncent en concert leur soutien pour un parti politique lors d’une élection. Qu’en pensez-vous? Ce sont vos sources d’informations après tout. Vos liens avec l’actualité et de ce fait avec le monde. Ne sont-ils pas censés être bien éduqués sur les affaires du monde? En prenant tout cela en considération, l’opinion d’un journal devrait avoir un poids considérable. Je m’apprête cependant à vous dire pourquoi ce poids est illusoire et pervers.

technology-792175 1280C’est officiel ! Le 1er janvier 2016, le quotidien La Presse ne produira plus d’édition papier en semaine. La publication se fera seulement les samedis. Un changement radical que certains jugeront nécessaire, voir inévitable; quand d’autres y verront une forme de déclin. Entre les pour et les contre, quel impact cette décision aura t-elle sur le travail des journalistes, mais aussi sur le quotidien des gens ? Une telle nouvelle ne laisse personne indifférent.

Le pari est lancé ! Le lancement du numérique du quotidien montréalais est passé à la vitesse supérieure. Il sera à présent difficile de faire marche arrière. Un défi osé puisqu’il sera essentiellement basé sur la part de marché de la vente de tablettes et de leur application. Le journal avait déjà amorcé un premier virage en 2013,  avec la sortie de La Presse +.

camps en SyrieC’est au travers des images de files de réfugiés traversant les Balkans ou la mer Méditerranée que le grand public a commencé à toucher du doigt l’ampleur de la crise humanitaire syrienne. Les spécialistes s’accordent à dire que de mémoire d’homme, un tel désastre ne s’était pas produit depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les déplacements de population se poursuivent aux portes de l’Europe et, les besoins humanitaires ne cessent de croitre.

Si certains pays ne sont pas indifférents à cette situation et essayent d’apporter leur aide, d’autres demeurent partagés quand à l’accueil de ces milliers de femmes, d’hommes et d’enfants, tous  migrants, dont le statut s’est transformé rapidement en celui de réfugiés.

«Dans la jungle, terrible jungle, le lion est mort ce soir» : les premières paroles d’Henri Salvador de la chanson «Le lion est mort ce soir», résonne en écho à une actualité tristement funeste pour Cecil le lion à la crinière noire, emblème du Zimbabwe.

 

C’est une vague de colère et d’indignation qui a saisi la planète sur le net.  Ce qui a probablement le plus choqué, c’est la manière dont Cecil a été exécuté et la façon avec laquelle il a été piégé. Dans un premier temps, appâté par une charogne, le lion a été attiré afin qu’il sorte intentionnellement du périmètre du parc qui le protégeait. Puis, blessé par 3 fois par une arbalète, ce n’est qu’au bout de 40 heures de traque et de souffrance que le coup de grâce lui a été porté, achevé d’une balle dans la tête. Et comme si l’horreur n’avait pas atteint son point culminant, Cecil a été décapité pour servir de trophée à l’un de ces chasseurs qui sont prêts à y mettre le prix avec le sentiment «du travail accompli». Et tout ça pourquoi? Le sport.


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