2015-10-21 10.39.30Le taux de chômage a peut-être augmenté à 6,5 pourcent dernièrement en Alberta; mais le nombre de chercheurs d’emploi ayant participé à la foire à l’emploi de Connexion Carrière du 21 octobre, lui, est resté sensiblement le même. L’association, qui organise ce genre d’évènement tous les six mois, a accueilli plus de 200 francophones et francophiles au collège Bow Valley de Calgary.

 

Sur place, les gens s’échangent des poignées de main, font connaissance mais surtout, se partagent de l’information, des cartes d’affaires et des curriculum vitae. Le tout se passe surtout en français. « On veut avoir des entreprises qui cherchent des candidats bilingues où le français va être un atout et un besoin dans leur entreprise », explique celle qui agit d’intermédiaire entre le chercheur d’emploi et l’employeur à Connexion Carrière, Carole Bédard.

Gens qui ecoutent 3Une centaine d’entrepreneurs et de membres de la communauté francophone de l’Alberta se sont rassemblés à l’hôtel Sheraton Cavalier de Calgary, les 23 et 24 octobre, pour le 6e Rendez-vous d’affaires du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA). L’évènement, qui se tient normalement à Edmonton, était pour la première fois à Calgary cette année.

 

« J’étais nerveux à l’idée de tenir l’évènement à Calgary. Je suis tellement content du résultat. Après tout, nous sommes un organisme provincial donc c’est à nous de s’assurer que toutes nos activités ne soient pas toujours à Edmonton », souligne Marc Tremblay, le président-directeur général du CDÉA.

Évènement provincial

IMG 0520David Eggen ministre de l’Éducation, de la Culture et du Tourisme a répondu présent, le samedi 17 octobre lors du congrès francophone 2015 au centre Shaw d’Edmonton. Une occasion unique pour de nombreux francophones de pouvoir exposer directement les défis et les obstacles qu’ils rencontrent au responsable du Secrétariat francophone. Parmi les nombreux dossiers, le statut politique du français en Alberta n’a pas tardé à être soulevé. Le ministre a marqué sa volonté de faire avancer le dossier. Retour sur cette rencontre !

C’est presque un vent de fraicheur qui a soufflé lors de l’allocution de David Eggen. Sa candeur et sa simplicité dans sa manière d’échanger ont été saluées par plusieurs personnes.  Notamment, Nicole Buret de l’ACFA de Calgary en témoigne : « c’est une belle déclaration d’intention, et puis il nous a bien dit qu’il faudra voir sur le budget, alors on attend le budget avec impatience et puis j’ai aussi apprécié l’ouverture d’esprit, la franchise ».

Derochers LouisGrande figure de la communauté francophone, Me Louis Desrochers a rendu son dernier souffle le 28 septembre. Les funérailles, qui se sont déroulées le 6 octobre, sont le moment de mettre en perspective le parcours de vie exceptionnel, et la carrière d’un homme passionné et passionnant qui a tant donné pour les autres, mais aussi pour la communauté francophone. Si la disparition récente de Me Desrochers ne lui confère pas encore le statut de légende, l’œuvre du temps abondera certainement dans ce sens. En attendant, Me Desrochers est indéniablement une source d’inspiration pour les jeunes comme les plus vieux. À nous de savoir en prendre de la graine. 

Épris de justice, c’est probablement ce leitmotiv qui a guidé Louis Desrochers durant sa carrière fulgurante d’avocat. Frank McMahon, ancien premier doyen, recteur et professeur au Campus Saint-Jean a très bien connu Louis Desrochers, ils étaient même amis.  M. McMahon témoigne ces jours-ci de la personnalité atypique de l’un des « francophones les plus influents dans la francophonie albertaine durant la deuxième partie du 20e siècle ».

P1080225À peine trois mois après l’ouverture de leur entreprise de cours de premiers soins en ligne, le Franco-Albertain Stephan Guénette et sa partenaire d’affaires, Morgan Moe, voient grand. Ils voudraient tripler leur offre durant la prochaine année. Dans un futur plus lointain, on pourrait même voir apparaître des cours en français sur leur site Internet.

 

Les bureaux de la jeune entreprise Mountain Med Online sont remplis d’équipement de production cinématographique et de matériel de premiers soins. C’est à cet endroit que les deux entrepreneurs albertains filment une partie des vidéos destinées à expliquer, par exemple, comment se servir d’un bâton d’expédition pour immobiliser une fracture. L’autre partie du tournage se fait en montagne où les formateurs utilisent des accessoires du décor, un arbre ou une roche par exemple, pour enseigner des techniques de massage et de soins.

Eggen Sherwood ParkLe ministre de l’Éducation de l’Alberta, David Eggen, a rencontré les élèves et le personnel enseignant de l’école Sherwood Park, temporairement installée à la Cité francophone d’Edmonton, le 28 septembre. Cette visite avait pour but d’encourager l’enseignement du français dans la province.

Depuis son emménagement en août à la Cité francophone, l’école de Sherwood Park attend sa nouvelle construction. Le personnel de l’école et certains parents croient que, même si la situation actuelle est temporaire, les locaux de la Cité arrivent à combler les besoins des élèves.

Patricia LortieCinq artistes francophones de Calgary exposeront leurs oeuvres le 26 septembre à la Cité des Rocheuses dans le cadre de la Fête de la culture, qui se tiennent du 25 au 27 septembre. Parmi les oeuvres, Oser rêver, que l’artiste Patricia Lortie a créée pour les Jeux Olympiques de Vancouver, sera exposée pour la première fois dans la métropole.

 

Oser rêver est un ensemble de deux sculptures en bronze, en métal et en verre, qui représentent l’atteinte d’un but et la réalisation d’un rêve. Particia Lortie a distribué un sondage auprès des membres du public où elle les questionnait sur leurs rêves et ce qui les empêchaient de les réaliser.

final oneLe 11 septembre marque le début de la tournée en province de la chanteuse franco-albertaine, Crystal Plamondon, qui lance son septième effort studio, intitulé Half Gospel, Half Heartbreak.

 

Crystal Plamondon s’admet particulièrement occupée, en vue de son lancement imminent et de ses diverses obligations, mais conserve son attitude positive. Elle aura mis six ans avant de produire son nouvel opus, mais sentait que c’était le bon moment pour elle. « Je sentais que j’avais quelque chose à dire », résume-t-elle, spécifiant que la dynamique musicale du Canada n’est pas la même qu’aux États-Unis, où il est rare que les artistes country attendent si longtemps avant de retourner en studio. Ses deux derniers albums remontent à 2009, qui avait été une année fort chargée pour la chanteuse.

Don CMAG 2Jeudi 3 septembre, une conférence de presse s’est tenue au salon des étudiants du Campus Saint-Jean afin de présenter les grandes lignes du Congrès annuel de la francophonie albertaine. Cette année, le Francothon récidive pour la seconde fois et espère atteindre au moins les 220 000 dollars et plus. La mobilisation francophone albertaine est en marche.  

 

L’union fait la force ! C’est dans cet état d’esprit que la communauté se mobilise lors du Francothon qui aura lieu le 16 octobre prochain, au centre de conférence Shaw d’Edmonton.

 

Mis sur pied l’an dernier, en Alberta, le Francothon a été lancé il y a tout juste un an. « Depuis longtemps, on regardait nos collègues des provinces avoisinantes. Chaque année, ils organisaient un Francothon. En Alberta, on n’avait jamais pris une initiative de ce genre alors c’est une façon de contribuer financièrement à l’essor de la communauté ». 

Bien que la seule langue officielle de la province demeure l’anglais, la communauté francophone est toujours bien vivante en Alberta, et s’organise de mieux en mieux. Cette vitalité est davantage causée par l’immigration de francophones, surtout en provenance d’Afrique et de France, que des Francos-Albertains de souche. Des ressources sont d’ailleurs nombreuses pour accueillir et intégrer ces nouveaux arrivants, qui atterrissent dans un nouveau pays, une nouvelle culture, une nouvelle réalité. Mais, une portion importante des francophones d’Alberta vient des Canadiens qui quittent le Québec ou le Nouveau-Brunswick pour s’installer dans l’Ouest. Qu’en est-il pour eux ?

La question ne date pas d’hier, mais elle demeure toujours d’actualité, alors que chaque année des milliers de Québécois, pour la plupart francophones, quittent leur province en faveur de l’Alberta. Bien que certains Québécois soient réfractaires à l’idée d’aborder ce sujet, d’autres ont accepté de témoigner de leurs défis à leur arrivée et de la perception de cette nouvelle réalité.

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