Du 29 avril au 1er mai, L’Ensemble des sages a donné trois représentations de sa 15e pièce de théâtre au Campus Saint-Jean. Un triple rendez-vous organisé dans le cadre de Plaisir d’apprendre, la semaine d’apprentissage et d’activités de la Fédération des aînés francophones de l’Alberta (FAFA).

« On parlait du 25e de la FAFA et tout à coup je me suis dit : c’est le 15e de la troupe ! » C’est ainsi que France Levasseur-Ouimet, professeure au Campus Saint-Jean (CSJ) et dramaturge, a décidé d’écrire une pièce un peu particulière pour L’Ensemble des sages intitulée Le 15e anniversaire. Étonnamment, rien n’avait été organisé pour le 10e anniversaire de cette troupe amateure principalement constituée de personnes âgées.

Le 15e anniversaire se déroule dans l’arrière-scène très animée d’un théâtre : auditions, entrevues avec des journalistes, rencontres impromptues... Les situations cocasses s’enchaînent à un rythme soutenu. Plus tout jeunes, certains acteurs oublient parfois leur texte mais, quand cela arrive, la metteure en scène se transforme en souffleuse. La pièce glisse de la fiction vers le réel dans la deuxième partie, quand les comédiens évoquent de véritables souvenirs des précédentes pièces et tournées de la troupe.

Les récentes vagues d’immigration en Alberta ont modifié la composition de la francophonie. Curieux de découvrir les enjeux de cette nouvelle réalité, une dizaine d’aînés en moyenne ont assisté aux cours de Paulin Mulatris du lundi 27 avril au vendredi 1er mai, au Campus Saint-Jean, dans le cadre de la semaine Plaisir d’apprendre de la Fédération des aînés francophones de l’Alberta (FAFA).

« Les aînés, ce sont des gens qui ont beaucoup travaillé pour cette francophonie en contexte minoritaire. Quand il y a des changements comme [l’arrivée de nouvelles populations], je pense qu’il est très important de les tenir informés et qu’ils expriment leur point de vue », estime le professeur de sociologie Paulin Mulatris, qui a donc proposé une semaine de cours sur la nouvelle immigration pendant la semaine Plaisir d’apprendre au Campus Saint-Jean.

Jeudi 30 avril, l’universitaire a donné son avant-dernier cours. Sujet du jour : la construction identitaire de la francophonie albertaine. M. Mulatris rappelle à sa classe que les sociétés contemporaines sont aujourd’hui « globalisées ». Des personnes aux vécus très différents cohabitent et, bien sûr, l’Alberta francophone ne fait pas exception, surtout depuis une dizaine d’années.

Un Franco-Albertain né sur place et un nouvel arrivant francophone originaire de l’Afrique ou de l’Europe n’ont « parfois rien en commun,  à part la langue ! », souligne l’universitaire. Difficile d’en faire abstraction et de « zapper » cette réalité comme une émission de télévision qui ne nous intéresserait pas. Un dilemme se présente alors : comment à la fois « assurer la continuité » et « ménager un espace d’existence » commun ?


Dans le cadre de la 10e Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels (19-25 avril), la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA) s’engage pour dénoncer les maltraitances envers les personnes âgées, comme elle le fait depuis plusieurs années.

La maltraitance peut prendre diverses formes : violence physique ou psychologique, négligence (quand une personne dépendante ne reçoit pas l’aide requise par exemple), violation des droits ou encore exploitation financière. 80% des cas de mauvais traitements ne seraient pas dénoncés, notamment parce qu’ils sont souvent causés par des proches (amis, famille, personnes aidantes…).

« La communauté a parfois l’impression qu’on en a beaucoup parlé et qu’on a épuisé le sujet, explique Yannick Freychet, le directeur général de la FAFA. Nous-mêmes, on en a parfois marre que les aînés soient perçus comme des victimes… Mais selon le ministère de Justice, un aîné canadien sur dix a été victime de maltraitance pendant la dernière année [soit entre 400 et 1000 aînés francophones en Alberta] C’est suffisamment sérieux pour qu’on s’y intéresse. »

Jeudi 8 janvier, la pièce Trompe-l’heure et tromperies a été lue devant une quarantaine de personnes au Manoir Saint-Thomas d’Edmonton. Une manière d’apporter le théâtre et le rire aux aînés pendant la période hivernale.

Écrite par le Franco-Ontarien Michel Ouelette, la pièce de théâtre Trompe-l’heure et tromperiesa commencé une  tournée en Alberta à la rencontre de personnes âgées parfois isolées par l’hiver, avec le soutien de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA) et de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA). Première étape : le Manoir Saint-Thomas à Edmonton, jeudi 8 janvier.

Pour gagner du temps et éviter de se compliquer la vie avec une mise en scène complexe, la pièce est simplement lue par les différents comédiens : André Roy, Carmen Maisonneuve, Denise Lévesque, Doris Goulet, Katherine Restoueix, Juliette Richard et Gilles Denis. « Ça prend moins de temps à préparer, mais c’est autant le fun ! », estime ce dernier, qui se charge de lire les didascalies.

Les comédiennes accompagnant André Roy et Gilles Denis font partie de l’Ensemble des Sages. Chaque année, ce groupe de théâtre amateur  aux membres variables joue une pièce dans le cadre de l’opération Plaisir d’apprendre au Campus Saint-Jean. À sa tête, France Levasseur-Ouimet, qui a « recruté » certaines de ses actrices pour la  tournée spéciale de Trompe-l’heure et tromperies.

Lancés cette année, le Fonds de la FAFA et le Fonds de la famille Florian et Yvonne Rijavec pour les aînés francophones ont déjà recueilli 77 000 $ de dons.

Jeudi 11 décembre, une vingtaine de personnes se sont réunies dans les bureaux de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA), autour d’un copieux buffet. Parmi eux, un certain nombre de philanthropes qui ont contribué à deux fonds de dotation à destination des aînés francophones de la province : le Fonds de la FAFA et le Fonds de la famille Florian et Yvonne Rijavec pour les aînés francophones. Plus de 77 000 $ ont ainsi été recueillis en 2014.

Linda Groth, la présidente de la FAFA, a tenu à remercier tous ceux qui partagent « [leur] temps, [leur] énergie et [leur] argent » pour soutenir les 28 000 aînés francophones de l’Alberta sur le long terme en développant des fonds de dotation.

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