Vendredi 2 juin, un accord a été conclu entre la Faculté Saint-Jean et la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa pour permettre aux étudiants d’obtenir leur diplôme en droit plus rapidement. L’objectif ultime est de promouvoir les professions juridiques auprès des jeunes afin de favoriser l’accès en français aux services de justice dans l’Ouest.

C'est au Grand Salon du Campus Saint-Jean que la Société historique francophone de l'Alberta (SHFA) a tenu son assemblée générale annuelle, le 7 décembre dernier. Si les membres de la Société devaient faire le point sur l'année qui se termine, ils souhaitaient surtout rendre un hommage à Claude Roberto. Retour sur les points importants de l'assemblée.

L’annonce émise d’Ottawa, le 29 novembre dernier afin de construire deux pipelines, a suscité l’enthousiasme auprès du gouvernement albertain. Ce dernier espère ainsi relancer enfin l’économie de la province. Une nouvelle saluée sans nul doute par bon nombre de compagnies pétrolières, basées à Calgary. Les retombées politiques pourraient être importantes, mais semblent encore incertaines.

C’est le 24 septembre 2016, à Edmonton, que s’est déroulé une autre édition des Jeux Franco+, organisés par la Fédération des aînés francophones de l’Alberta (FAFA). Une centaine de participants provenant de plusieurs régions de la province sont venus découvrir des activités en s’amusant et en créant des nouvelles amitiés.

francedaigleLe Campus Saint-Jean a visé juste en invitant l'auteure acadienne France Daigle, dans le cadre des conférences Louis-Desrochers de l'Institut d'études canadiennes, en collaboration avec l'Institut du patrimoine. La colorée écrivaine originaire du Nouveau-Brunswick a fait état de son parcours « avec failles » devant une petite foule très attentive, le 16 mars dernier. Elle a également profité de son passage pour lancer un message aux jeunes francophones. « Forcez-vous! » Compte-rendu.

France Daigle est reconnue pour avoir mis le chiac, la langue parlée acadienne, dans la bouche de ses personnages. Or, ses premiers romans, dont Sans jamais parler du vent, paru en 1983, ne font presqu’aucune référence à l’Acadie. « Je ne voulais pas être étiquetée comme une auteure acadienne. Je voulais faire mon chemin en dehors de l’Acadie », raconte-t-elle. Au point où aucun dialogue n’égaye ses six premiers romans. « Je ne faisais parler personne car je ne savais pas quelle langue ils parleraient. Pour moi, même les faire parler en français standard élémentaire, ça ne fonctionnait pas. »

Il faut attendre la parution de Pas pire, en 1998 pour que le chiac trouve une certaine place dans ses romans, et là encore, l’auteur adoucit les expressions colorées si propres aux Acadiens, par peur d’en mettre trop et de froisser le lecteur.

Le chiac omniprésent
Selon l’auteure, petits à petits, au fil des livres, ses personnages s’affirment et acceptent leur langue, ils en parlent, en discutent. Faut-il se forcer pour bien parler notre langue, se demande l’un d’eux. « Depuis quand est-ce qu’il faut qu’on se force pour parler notre langue! On peux-tu pas la parler comme qu’on veut? Je veux dire, c’est-tu actually de quoi qu’il faut qu’on s’occupe de? » France Daigle répond à cette question par l’affirmative.

Pour elle toutes les questions d’insécurité linguistiques sont intéressantes. « Nous sommes pris avec un français du 18e siècle. Il faut que les jeunes se responsabilisent et essayent de parler un français plus pur. Avec l’éducation c’est plus facile, mais c’est un défi constant de garder sa langue. Il faut que nous continuons d’en parler», a-t-elle expliqué à l’assistance.

D’ailleurs, son dernier livre, Pour sûr, parle beaucoup de la langue et fait la part belle au chiac. « L’Acadie, ça tient par la langue », estime-t-elle. Le roman, une brique de plus de 700 pages, a pris 10 ans à écrire, et est construit en 1728 fragments, divisés en 144 chapitres selon une implacable structure mathématique. Il a remporté le Prix du Gouverneur général en 2012.

PY1C’est à Bonnyville, le 8 février dernier, qu’a débuté le nouveau projet de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA) : le Café-philo. Pour l’occasion, le doyen du Campus Saint-Jean, Pierre-Yves Mocquais, avait accepté d’animer une conférence-débat intitulée Comment la mémoire des pionniers se construit : le cas de Louis Bandet.

Devant la vingtaine de personnes réunies, M. Mocquais a commencé par expliquer, comment son intérêt pour les francophones en milieux minoritaires s’était développé. Originaire des Pays de la Loire (France), le doyen a souligné qu’avant son arrivée au Canada en 1978, il n’avait pas réalisé, d’une part, que les francophones étaient aussi nombreux dans l’ouest du pays et, d’autre part, qu’ils étaient confrontés à des défis d’autant plus grands que le Canada n’était pas, contrairement à ce qui était souvent pensé à tort, un pays bilingue.

photowebDepuis vingt ans, le Mois de l’histoire des Noirs est célébré au Canada. Une manière de se souvenir d’un héritage du passé, mais aussi de marquer la pertinence de cette célébration. Plusieurs activités seront organisées tout le long du mois de février, afin de mieux comprendre comment tout a commencé.

« Le mois existe, car il y a un oubli », explique Paulin Mulatrise Co-directeur du Groupe de recherche en inter/transculturalité et immigration au Campus Saint-Jean. Tout commence en 1995, quand Jean Augustine, députée et secrétaire parlementaire, fera reconnaître officiellement, partout au Canada, le mois de février comme le Mois de l'Histoire des Noirs. Cette motion sera alors votée à l’unanimité. La question centrale porte alors sur la manière de reconnaître cette population qui fait partie de la structure démographique du Canada.

Laureats Prix reconnaissanceLe samedi 7 novembre, plus de 175 invités se sont joints au Gala Saint-Jean pour célébrer à la fois les efforts de nouveaux titulaires de bourses, mais aussi pour honorer des grands ambassadeurs de la communauté. Une nouvelle formule qui a su rassembler la communauté franco-albertaine.

 

L’évènement, qui se déroulait à la Cité francophone d’Edmonton, a permis de reconnaitre les efforts académiques et communautaires des étudiants du Campus Saint-Jean, tout en célébrant les lauréats des Prix de reconnaissance Saint-Jean pour l’année 2015. Le Campus Saint-Jean a opté pour une nouvelle formule cette année, soit celle de rassembler la remise des bourses, qui se faisait habituellement en après-midi, avec le Gala Saint-Jean, qui se déroulait en soirée.

   

COLINLa rentrée au Campus Saint-Jean avait une saveur particulière en ce début du mois de septembre. Le gouvernement albertain avait fait la promesse, en juin, qu’il gèlerait les frais de scolarité des étudiants des 26 collèges et universités de la province, incluant l’Université de l’Alberta et sa Faculté Saint-Jean, pour une période de deux ans, à compter de cet automne. Chose promise, chose due.

 

« C’est sûr que c’est une bonne nouvelle. Ça permet aux étudiants de mieux planifier leurs dépenses et leur budget de cette année et de l’an prochain. Ça évitera à certains de devoir travailler au cours de l’année, et de se consacrer entièrement à leurs études », explique Colin Champagne, le président de l’Association des universitaires de la Faculté Saint-Jean.

Don CMAG 2Jeudi 3 septembre, une conférence de presse s’est tenue au salon des étudiants du Campus Saint-Jean afin de présenter les grandes lignes du Congrès annuel de la francophonie albertaine. Cette année, le Francothon récidive pour la seconde fois et espère atteindre au moins les 220 000 dollars et plus. La mobilisation francophone albertaine est en marche.  

 

L’union fait la force ! C’est dans cet état d’esprit que la communauté se mobilise lors du Francothon qui aura lieu le 16 octobre prochain, au centre de conférence Shaw d’Edmonton.

 

Mis sur pied l’an dernier, en Alberta, le Francothon a été lancé il y a tout juste un an. « Depuis longtemps, on regardait nos collègues des provinces avoisinantes. Chaque année, ils organisaient un Francothon. En Alberta, on n’avait jamais pris une initiative de ce genre alors c’est une façon de contribuer financièrement à l’essor de la communauté ». 

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