Geniesvolunteer 009

Quel type de catastrophe naturelle a causé la destruction de la ville de Pompéi en l’an 79 après Jésus-Christ? Selon le proverbe, qu’est-ce qui revient au galop s’il est chassé? Quel ingrédient est à la base du potage Parmentier? Voilà des questions auxquelles ont dû répondre des élèves de la 5e à la 9e année du Conseil scolaire Centre-Nord, lors de la 7e édition du tournoi Génies en herbe. Une première cette année : le concours a eu lieu au Campus Saint-Jean (CSJ).

Le Conseil scolaire Centre-Nord a une fois de plus accueilli plus d’une centaine d’élèves au tournoi Génies en herbe, en collaboration avec l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) et le Centre de développement économique de l’Alberta (CDÉA). Les jeunes ont pu participer à des ateliers organisés par Francophonie Jeunesse Alberta (FJA), par la Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA) et à une visite du CSJ. « En tant que partenaire de l'évènement, nous sommes fiers de voir nos élèves démontrer l'étendue de leurs connaissances », a exprimé le directeur du Conseil scolaire Centre-Nord, monsieur Henri Lemire.

Le tournoi était divisé en trois catégories, soit les élèves de la 5e et de la 6e année, ceux de la 7e année et ceux de la 8e et de la 9e année. Chez les plus jeunes, les élèves de l’école Notre-Dame ont été couronnés vainqueurs. Pour la catégorie de la 7e année, c’est l’école Notre-Dame-Des-Monts qui l’a remporté. Les élèves de la 8e et de la 9e année devront attendre encore un peu avant de s’affronter, leur tournoi ayant été reporté.

« En termes de culture générale, c’est impressionnant de voir ce qu’ils peuvent retenir comme information », a avoué Patrice Gauthier, directeur général par intérim du CDÉA. Animateur de la finale du tournoi, M. Gauthier croit qu’il est important d’encourager ces élèves à fort potentiel. « On les incite souvent à s’inscrire dans des sports ou en art, mais ces jeunes-là ont beaucoup d’habiletés, et c’est une bonne chose qu’on puisse les mettre en valeur », a-t-il mentionné.

Une école en moins

Sur les 14 écoles qui étaient censées être représentées, l’une d’entre elles manquait à l’appel. Les élèves de l’école Boréal devaient participer au tournoi, mais vu le brasier qui a ravagé la ville de Fort McMurray, ils n’ont pas pu se présenter. « C’est dommage, parce qu’ils se sont préparés pendant très longtemps pour participer au tournoi », a déploré Anne-Lise Uwihoreye, gestionnaire des projets scolaires communautaires à l’ACFA.

ares1

L’habituel « bleu, blanc et rose » du drapeau franco-albertain a laissé place au « blanc et noir », le temps d’une soirée glamour organisée par l’ACFA, le 9 avril dernier. La première édition de l’évènement mondain a permis d’amasser 15 225 $, qui serviront à bonifier le fonds de dotation Georges A. Arès, visant à favoriser le développement du leadership et l’implication politique au sein de la communauté francophone de l’Alberta.

Montage TWITTERLe débat des chefs présenté jeudi par la société d’État ICI Radio-Canada et le quotidien numérique La Presse a suscité déception et frustration chez les francophones hors-Québec, y compris ici, en Alberta. La communauté franco-albertaine ne compte pas rester les bras croisés, une plainte doit être déposée sous peu par l’ACFA provinciale contre la société d’État.

 

« Plus on se dirigeait vers la fin du débat, plus la pression sanguine montait à savoir s’ils allaient enfin glisser un mot sur nos enjeux francophones », se désole le président de l’ACFA provinciale, Jean Johnson.

Jean Johnson3Fraîchement réélu par acclamation comme président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) provinciale, Jean Johnson, veut faire savoir au gouvernement fédéral qu’il désire jouer un rôle dans la crise des migrants d’origine syrienne en Europe.

 

Les images de milliers de familles syriennes traversant la Hongrie à pied pour trouver refuge en Autriche et en Allemagne ont fait le tour du monde sur les médias sociaux aujourd’hui. Il n’y a plus de doute, la question de la crise des migrants syriens est sur toutes les lèvres.

Le dernier forum communautaire datait d’il y a trois ans; ce n’est pas tous les jours que tous les organismes communautaires francophones de l’Alberta se donnent rendez-vous dans un hôtel d’Edmonton pour discuter d’une stratégie commune pour l’avenir de la langue dans la province. Une soixantaine de personnes ont répondu à l’appel le 30 mai dernier.
 
L’ambiance rappelait une grande rencontre de famille, ce qui n’était pas très loin de la réalité. Quelques dizaines d’organismes ont fraternisé pour partager leur passion commune : la protection et l’épanouissement du français en Alberta. Chapeauté par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), le forum s’est penché sur diverses problématiques afin de définir le cadre stratégique des cinq prochaines années.
 
Une brève allocution des organisateurs de l’événement a révélé la thématique du jour : « L’Alberta bénéficie d’une francophonie accueillante, performance, moderne et rayonnante », selon Jean Johnson, président de l’ACFA. En plus de ces qualificatifs, il est fort de constater que  la francophonie évolue à vitesse grand V, avec une communauté de plus en plus diversifiée. « La francophonie n’est pas la même qu’il y a 15, 10 ans », a-t-il d’ailleurs reconnu. Conscients de ce fait, les organismes doivent revoir leur stratégie pour s’adapter à la réalité de 2015. « L’objectif est de mieux travailler ensemble pour la francophonie albertaine », a aussi rappelé la directrice générale de l’ACFA, Isabelle Laurin.

Jean JohnsonMardi 5 mai, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a gagné. C’est un moment historique dans la politique albertaine, puisque cette victoire met fin au règne du Parti conservateur. Selon Rachel Notley, la future nouvelle première ministre de l’Alberta, de nouveaux changements sont à prévoir. Et c’est précisément le mot changement qui est suspendu aux lèvres des Albertains. Fera-t-il une différence pour la francophonie et sera-t-il bénéfique à l’ensemble de la province ? Les paris sont ouverts.

Un tsunami orange a déferlé mardi 5 mai sur l’Alberta. 54 députés néo-démocrates ont été élus sur un total de 87, chassant les conservateurs au pouvoir depuis 1971. Pour le président de l’ACFA (Association canadienne-française de l’Alberta) Jean Johnson, il ne fait aucun doute que le peuple a parlé : « C’est une nouvelle réalité, je trouve ça motivant. Les Albertains ont livré un message fort. Pour nous, l’ACFA, c’est intéressant de voir comment on va travailler avec le NPD ».

La clinique francophone de Calgary a enfin ouvert le 1er mai dernier. C’est un travail de longue haleine, réalisé conjointement par l’équipe de l’ACFA régionale et du Comité Santé qui a permis à ce projet d’aboutir. Cet évènement a rassemblé une cinquantaine de personnes dont plusieurs chefs de file dans la communauté francophone de l’Alberta.

Les efforts ont porté leurs fruits ! Dorénavant, un pôle francophone de la santé dans le quartier de Bridgeland permettra d’accueillir toute personne ayant besoin d’une aide médicale ou psychologique en français. Le but de la clinique est d’assurer des soins médicaux et une aide sociale mais aussi de rediriger au besoin les personnes vers des services francophones plus spécialisés. L’arrivée de cette clinique marque une avancée supplémentaire dans la prestation de services médicaux francophones de la province. Aux dires de l’honorable Claudette Tardif, sénatrice de l’Alberta, « c’est très impressionnant. Ça fait 15 ans que les services de santé en français se développent dans le pays, là où les francophones sont minoritaires. Il était temps que Calgary fasse partie de l’équation ! »

Le 17 avril à La Cité francophone, six personnes ont pu profiter d’une formation gratuite sur le thème ‘‘Développer et adapter ses activités scolaires en fonction du programme d’études albertain et du niveau de français des élèves’’, dans le cadre du projet Accent. 

« L’ACFA (Association canadienne-française de l’Alberta) nous a demandé de développer cette formation pour aider les pourvoyeurs de services à aller atteindre les objectifs très spécifiques du milieu scolaire de l’Alberta », raconte Anita Rudichuk. Elle et Huguette Hébert ont ainsi animé l’atelier ‘‘Développer et adapter ses activités scolaires en fonction du programme d’études albertain et du niveau de français des élèves’’, vendredi 17 avril à La Cité francophone, à Edmonton.

« J’ai une compagnie (Tradansa, NDLR) qui offre des ateliers de danse en milieu scolaire. J’adapte ma formation aux différents milieux langagiers. J’ai appris quelque chose et je suis là pour le transmettre, explique simplement Mme Rudichuk. Je me suis associée à Huguette qui a un bagage universitaire et a enseigné à de futurs enseignants. » Aujourd’hui à la retraite, Mme Hébert a plus de 25 ans d’expérience en éducation. « J’ai eu un contrat avec le ministère de l’Éducation pour développer le guide [albertain] de mise en œuvre du programme d’éducation physique adapté à l’immersion et au milieu francophone », prend-elle pour exemple.

Samedi 11 avril à 13h, Francophonie albertaine plurielle (FRAP) a tenu une réunion d’information et de discussion au Campus Saint-Jean. L’occasion de rappeler la raison d’être de ce nouvel organisme et de prendre le pouls de la communauté.

Qu’est-ce que Francophonie albertaine plurielle (FRAP) ?

« La FRAP a pour mission de rapprocher les communautés et de veiller à l’intégration socioéconomique et culturelle des francophones issus de la nouvelle immigration, notamment les communautés d’origine africaine et haïtienne qui sont les plus vulnérables. » C’est ainsi que Jeanne Lehman, présidente de la FRAP, a résumé l’objectif de l’association dans son discours d’ouverture, samedi après-midi au Campus Saint-Jean. Officiellement lancé le 12 décembre, l’organisme se définit comme « un groupe de pression et d’action ».

La FRAP souhaite se concentrer sur six orientations : l’éducation, l’employabilité et l’entreprenariat, la culture, la participation civique, la représentativité des communautés (pour que la nouvelle immigration participe aux prises de décisions les concernant) ainsi que le changement du discours public. L’association rappelle que « le visage de la francophonie a changé en Alberta » et veut s’assurer que l’offre de services proposés par les organismes albertains corresponde aux besoins des communautés d’origine étrangère. « La confiance n’exclue pas le contrôle », a souligné Mme Lehman.

Samedi 14 mars, 25 représentants de la communauté francophone ont participé à une longue session de travail à La Cité francophone, dans le cadre du Regroupement en immigration francophone de l’Alberta (RIFA). Il s’agissait notamment de réfléchir à des moyens d’accroître le nombre d’immigrants francophones via la nouvelle plateforme Entrée express.

« Dans la communauté francophone, ça va prendre plusieurs personnes qui sont des experts d’Entrée express », estime Matthieu Brennan, consultant sur les questions d’immigration et animateur de la session de travail du Regroupement en immigration francophone de l’Alberta (RIFA), samedi 14 mars à La Cité francophone.

Mise en place le 1er janvier 2015, la plateforme internet Entrée express est censée favoriser l’immigration économique en mettant en relation employeurs et futurs employés. « Le système est organisé pour répondre aux besoins des employeurs », explique M. Brennan. Or ceux-ci peinent à trouver de la main-d’œuvre qualifiée en Alberta. C’est pourquoi, en 2012, ils ont  fait appel à 84 465 travailleurs temporaires venus de l’étranger. Parmi eux, peu de francophones. Il y a donc des opportunités à saisir.

« Celui qui cherche un mécanicien depuis 8 mois sans en trouver, tu n’as pas besoin de le convaincre de l’importance de la francophonie et du multiculturalisme ! », résume l’expert-conseil en immigration. C’est donc aux organismes francophones de mettre en relation les entreprises et les francophones souhaitant immigrer au Canada.

Une stratégie qu’a déjà comprise Michelle Margarit, directrice de l’ACFA (Association canadienne-française de l’Alberta) régionale de Grande Prairie. « Ça fait deux ans qu’on travaille à faire venir des employés qualifiés », explique-t-elle. Son secret ? Une collaboration avec un recruteur ainsi que des relations étroites avec la chambre de commerce et les petites entreprises locales : « Je travaille avec des garages, des fermiers, des soudeurs… » Un modèle qui fonctionne et qu’il serait possible, selon Matthieu Brennan, d’étendre à toute l’Alberta, voire à tout le Canada.

Page 7 sur 8
Aller au haut